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Hublot et l’histoire de la Classic Fusion

21 mars 2018
Hublot montre classic fusion story

Hublot montre classic fusion story

A quelques heures de l’ouverture des portes de la foire de Bâle 2018, les grands noms de l’horlogerie se disputent déjà la première place ou plutôt le nombre de posts #Baselworld sur les réseaux sociaux. Si l’on compte aujourd’hui plus de lancements média et d’annonces d’ambassadeurs que de réels nouveaux modèles, il fut un temps où Baselworld était d’avantage centré sur l’essence même de l’horlogerie. Evidemment il est toujours plus difficile d’innover dans un marché saturé et c’est à coup d’ingénieuses stratégies marketing que les marques réussissent à se démarquer. Nous ne critiquerons donc pas ces attentions particulières et vivrons comme il se doit en phase avec le progrès, notre smartphone en main prêt à immortaliser les montres et ce qui les entoure.

Or pourquoi ne pas contourner stands mirobolants, bars à cocktails, sushis à volonté, photo calls, simulateurs de F1 et autres animations, pour parler un peu d’histoire? Retournons en 1980, à une époque où les couloirs de la Foire de l’horlogerie et de la bijouterie, appelée alors Uhren und Schmuckmesse, comptait plus d’échantillons – et de baraques à saucisses – que d’artifices pour découvrir la naissance de la marque Hublot.  Flashback: la création avant le « Bing Bang »!

« Main dans la main »

A Bâle en 1980, la scène contraste, la foule se fait discrète lorsque Carlo Crocco présente sa marque et son modèle sport élégant, la Hublot. D’abord née sous le nom de MDM Genève, « Marie Daniel Montres » en hommage à son épouse, ou comme l’on disait alors « main dans la main » ( nom qui restera dans nos mémoires), la maison pouvait se targuer de noble ascendance. Son fondateur, Carlo Crocco, descendant de la dynastie d’horlogers-bijoutiers italiens Binda, avait grandit avec le goût du beau et du bien. Esthète, visionnaire et philanthrope, il souhaite créer un montre de luxe originale et simple dont il réserverait les revenus au financement de ses projets caritatifs.

Afin de réussir à percer après la crise horlogère des années 70, il devait être au plus près de la demande des clients. Et à cette époque, la tendance était à la montre sport avec bracelet en métal. Or Carlo Crocco, soucieux d’innover et d’apporter d’avantage de confort au quotidien, avait en tête de créer une montre sport dotée d’un bracelet en caoutchouc tout en gardant la noblesse d’un boitier en or.

La fusion des matériaux.

Une fusion alors impensable pour le monde du luxe. On criait à la révolution: deux matériaux aux propriétés totalement opposées allaient s’unir sur une même pièce, après 3 ans de recherches et mise au point. Pour fusionner avec le caoutchouc, il dessina un boitier aux lignes épurées inspiré d’un hublot de bateau, contenant 12 petites vis en titane qui vinrent sceller la lunette sur ce dernier. Quant aux finitions, il avait imaginé une combinaison de métal poli et brossé qui apporteraient de la profondeur au fameux cadran noir, alors signé MDM Genève. La montre Hublot était née. Le bracelet en caoutchouc épousait parfaitement la forme du poignet et se régénérait au contact de la peau. Il était parfumé à la vanille pour masquer l’éventuelle odeur de pétrole même si il contenait déjà à cette époque une forte quantité de caoutchouc naturel inodore. Souple, étanche et presque indestructible, ce bracelet devint la signature esthétique des premières montres Hublot (la montre finit par donner son nom à la marque). Il sera par la suite utilisé par de nombreuses marques horlogères soucieuses de moderniser leurs modèles.

Un premier client Royal.

Avant les footballeurs il y avait les rois. Lorsque Carlo Crocco s’apprêtait à essuyer un échec cuisant à quelques heures de la fermeture de la foire de Bâle lors de laquelle il présenta sa nouvelle création, la rencontre avec un employé de la famille Royale d’Espagne scella le destin de la marque. A la recherche d’une montre sportive et élégante qui pourrait orner le poignet du Roi d’Espagne lors des nombreuses régates royales, il avait été séduit par le design de la montre Hublot et son boitier innovant. S’en suivit une jolie commande et quelques mois plus tard, le succès de la montre était au rendez-vous, les familles royales d’Europe voulant toutes porter une Hublot. Evidemment, les célébrités suivirent le mouvement. La montre Hublot partit dès lors en croisière sur le voilier du Prince de Monaco, se retrouva au poignet de Lady Diana lors d’événements mondains ou défila sur le tapis rouge au poignet d’acteurs d’Hollywood. Jusqu’à se retrouver au poignet de ma grand-mère et de ma mère, puis finalement au mien grâce à la nouvelle génération de Classic Fusion en or rose, qui assure la continuité par rapport au modèle d’origine.

La montre Hublot devient la Classic Fusion 

Une montre pionnière dont il émane aujourd’hui encore tant de modernité. Elégante, à caractère sportif grâce aux vis apparentes sur la couronne, la montre Hublot rebaptisée Classique Fusion a pris un peu d’embonpoint mais permet toujours la même polyvalence et remplit parfaitement les critères de la montre unisexe, aussi bien portée par un homme qu’une femme.

Elle fait partie aujourd’hui des modèles phare de la marque, aux côtés de la Big Bang introduite par Jean Claude Biver en 2005. Elle est déclinée en plusieurs tailles de 45, 42, 38 et 33 mm et  divers habillages. Il a même été introduit cette année une version avec bracelet céramique.

MDM laisse place au Big Bang

En 1998, Carlo Crocco retourne à son premier amour, l’humanitaire, et fonde sa fondation Main Dans La Main grâce aux fonds de MDM Fabrication SA, producteurs des montres Hublot. Il intervient notamment dans le sud de l’Inde auprès des plus démunis.

Quelques années plus tard, suite à une rencontre avec Jean-Claude Biver, il décide de se retirer complément et de lui confier les rênes d’Hublot. Ainsi en 2004, après avoir contribué aux succès  des marques Blancpain et Omega, l’entrepreneur et brillant stratège perçut le potentiel de la marque et, séduit par ce nouveau challenge, s’embarque dans cette nouvelle mission. Avec le lancement de la Big Bang, Jean-Claude Biver positionne ensuite la petite marque Vaudoise parmi les plus grandes. Le rachat par le groupe LVMH en 2008 permit de financer les ambitions de l’hyperactif CEO et de son habile successeur Ricardo Guadalupe afin de poursuivre le développement d’Hublot en signant des partenariats et contrats de sponsoring extrêmement  importants notamment avec le monde du football ou encore Ferrari.

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